Allez viens on se crash.

Allez viens on se crash.
Fin d'une relation, fin d'un chapître, mort d'une histoire, mort d'une partie de nous-même qui ne vivras plus jamais, mort d'un espoir, mort d'une vie. Je ne pense pas qu'avoir une irrévocable et inconsolable peur de perdre les gens qui représentent énormément à mes yeux me distingue réellement des "autres". Enfin de toutes façons, ça finit toujours par arriver, on se le prend dans la gueule, et on doit encaisser et avancer avec, ou plutôt sans. On finit toujours pas réaliser que ce que l'on a vécu était en vérité très loin de ce que l'on a vécu dans notre tête. Toujours tentés de suivre notre imagination, ce monde qui nous plait tant parce que c'est NOUS qui le contrôlons. On s'imagine qu'on vit un rêve mais on se réveille un matin et en regardant notre vie avec des yeux nouveaux, on réalise à quel point on a pu se tromper, à quel point toute la magie et l'unicité de ce que l'on avait l'impression de vivre, n'est qu'une histoire parmi les autres, qui y ressemble et qui ne vaut pas plus. Ca fait un mal de chien de se dire que ce que l'on croyait être digne d'être vécu, digne de faire partie de notre vie qu'on ne veut qu'exceptionnelle ou pas du tout, n'est en fait qu'une petite réalité parmi tant d'autres, et qu'en aucun cas elle n'a été si magique et si extra-ordinaire que ce que l'on imaginait. Dure prise de conscience mais nécessaire pour avancer. Désillusion. Désenchantement. Désespoir peut être. Mais dans son sens le plus littéral, Dés / espoir.

Je ne sais pas ce que m'apprendra cette vie hormis que je ne fais que me tromper, que trop idéaliser, et que m'apercevoir que la réalité est toujours bien moins merveilleuse que ce à quoi je pensais. Même l'amour dont on fait tant d'éloges, dont on dit que c'est la seule chose vraie et la plus belle la plus forte en ce monde, même ça s'avoue décevant et bien en dessous de nos attentes. Mais que quelqu'un me dise, en quoi cette putain de vie vaut la peine d'être vécue.

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 12:16

What's going on?

What's going on?
Contradiction. Encore. Toujours.
Humaine, normale.
Envie de respirer, de me détacher de toute influence et là tout à coup boum. Enthousiasme? Espoir? Envie? Se faire raccrocher à la vie, tout simplement. Reprendre pied avec la réalité.
Lui ou un autre. Peu importe. J'imaginerais toujours l'idéal et m'en irais quand je découvrirais que je m'étais trompée. Parce que c'est toujours ainsi que je marche. Trop exigeante. Trop idéaliste. Trop perfectionniste. Un peu tout ça à la fois.
"Just smile and the whole world will smile with you."
Ne pas s'emballer. Attendre et voir. Mais je n'arrive pas à résister à l'enthousiasme, ça fait tellement de bien. Au final c'est juste pour cette sensation de pesanteur et de sérénité que tout ça vaut la peine d'exister.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 14:32

Faire le point.

Faire le point.
Etre conforme c'est appartenir à la société, appartenir à la société c'est faire partie de la réalité. Donc quand on n'est pas conforme c'est simplement qu'on ne se sent pas appartenir à la réalité. [C'est là que se séparent les idéalistes et les réalistes.]

L'Ephémère a cette saveur addictive d'amertume. On se donne corps et âme lorsque l'on n'a pas le temps de la réflexion, où le temps presse, où le temps finira un jour par s'arrêter. Et puis on ramasse. [C'est là toute la différence entre ceux qui vivent dans le passé et ceux qui vivent dans l'avenir.]

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 14:35

Bleeding heart.

Tristesse.
Pour une fois ce mot suffira.

# Posté le dimanche 30 août 2009 16:57

To feel lost.

C'est pas que je suis incapable de savoir ce que je veux mais plutôt que je ne suis pas capable d'apprécier ce que j'ai. Ce n'est pas que je suis perdue mais plutôt que je cours après ce que je ne trouverais jamais. Ce n'est pas que je sois triste, au fond, c'est juste que je ne sais pas être heureuse.

Je le remarque et je m'effraie. Il faut toujours que quelque chose naille pas, sinon je ne me reconnais pas. Il faut toujours que j'aie une source de souffrance sinon je n'ai plus l'impression d'être moi. il faut toujours que j'aille mal au fond, sinon j'ai le sentiment de ne plus exister aux yeux du monde. Mais est-ce exister que de s'empêcher de vivre?

C'est comme si je me noyais mais que je m'empêchais de remonter, c'est comme si on me sortais de l'eau et que je me retenais de respirer. C'est comme si, en fin de compte, je ne me sentais pas capable de mener la vie dont j'ai toujours rêvé.

Il me faut toujours plus, ou plutôt il me faut toujours autre chose. Je pourrais m'entêter à obtenir un lys que je m'apercevrais que le lilas est plus joli. Je ne suis pas exigeante, je suis changeante. Je n'ai pas besoin d'aller plus-haut, j'ai besoin d'aller plus loin.

Il me manque terriblement quand il n'est pas là, mais je me sens bouffée quand je suis dans ses bras. J'ai envie de le fuire mais c'est psychiquement impossible de m'élogner de lui. Je suis coupée en deux, encore une fois, entre ma vorace indépendance et mon trop personnel univers et mon amour surdimensionné qui ne pourra jamais cesser.

Tout est paradoxe, tout est inconstance. Je suis entièrement noire et extrêmement blanche. Je suis inconditionnellement heureuse et irrévocablement triste. Je l'Aimerais toujours, je le regretterais tous les jours. J'ai une force de vivre increvable, épuisée par une incompréhensible envie de me terrer. J'ai envie d'aimer puis de me tirer. Je veux être indépendante mais devient bien trop vite dépendante.

Je ne sais rien faire à demi-mesure, mais je fais toujours tout en entier. C'est bien me direz-vous, mais ça me fera crever.

# Posté le lundi 03 août 2009 16:30